Je suis un homme

Il est très difficile d’apprécier un livre dans lequel il est impossible de s’identifier à un des protagonistes. Et plus encore si le narrateur et personnage principal est un froid manipulateur cynique désabusé.

Bon, c’est pas mauvais ou mal écrit, non. Mais il ne se passe pas grand chose et j’ai déjà oublié la moitié.

Je suis un homme de Marie Nimier
Je suis un homme de Marie Nimier

Et il est beau! Bof.

Amuse-bouche

Rigolo cette histoire diplomatique qui glissouille suite à un sexto envoyé à une mauvaise adresse, on en tourne les pages avec plaisir. Ça s’emmêle, ça se complique, ça dérape et… et…

Amuse-bouche de Stéphane Carlier
Amuse-bouche de Stéphane Carlier

Et voilà, il ne faut pas en demander beaucoup plus, mais c’est sympa pour la plage, la table de chevet ou un dimanche après-midi pluvieux.

Scènes de la vie hormonale

Ça grattouille juste là où ça chatouille. Impertinent, moqueur et amusé.

Scènes de la vie hormonale de Catherine Meurisse
Scènes de la vie hormonale de Catherine Meurisse

Parfait pour s’y retrouver avec ses névroses, ses problèmes, ses fantasmes et ses blocages.

Bon, tout n’est pas au top, mais quelques cases valent leur poids de psychothérapie.

Comment apprendre à s’aimer

Par tranches de vie, ce livre propose quelques instantanés du quotidien de la vie de Linde, qui se cherche jeune, qui se marie dans le conflit, qui se sépare, s’apaise et qui vieilli.

Comment apprendre à s'aimer de Yukiko Motoya
Comment apprendre à s’aimer de Yukiko Motoya

Quelques fines observations et pas mal de longueurs pour un livre pas très épais.

Aimer et prendre l’air

Deux couples d’amis en vacances au bout de leurs histoires, épuisés. Des triangles, des constats et des dépendances mutuelles dans un climat d’échec.

Aimer et prendre l'air de Sophie Simon
Aimer et prendre l’air de Sophie Simon

Jusque là, c’est drôle, fin et plutôt bien ficelé, les personnages sonnent juste et les dialogues se teintent d’un humour délicieusement désabusé.

Mais pourquoi nous en éloigner en exilant ces personnages dans le cinéma américain ? Zut, il m’ont tout de suite semblé moins sympa, même si la référence à Woody Allen en 4e de couv. me semble tout à fait à sa place.

Vivre près des tilleuls

Très réussi, ce livre écrit en collectif est étonnement d’un style très homogène, fluide et cohérent.

Vivre près des tilleuls de L'Ajar
Vivre près des tilleuls de L’Ajar

Pourtant, et probablement à cause d’un découpage en courts chapitres, l’écriture reste en surface, peinant à descendre dans les tréfonds de la douleur de la mère endeuillée.

Idaho

Avec un épigraphe pareil, on se dit bien que cette histoire va délicieusement partir en couilles et, ma foi, je n’ai pas été déçu.

Alors certes, dans ce roman basé sur des faits réels, il y a peut-être quelques longueurs et j’aurais apprécié un peu plus d’action, de sexe ou de manigances… Mais pourtant! Il s’en dégage subtilement bien cette mentalité bien penseuse et puritaine qui s’abreuve de cocktails pour oublier sa propre misère tout en médisant sur celle des voisins.

Idaho de Andria Williams
Idaho de Andria Williams

Le tout dans un contexte nucléaire militaire dangereusement dysfonctionnel et incompétent.

Amor

Plus d’éros que de thriller et plus de sexe que d’amor dans cette histoire plutôt plaisante. Mais difficile d’adhérer aussi facilement à la glissade de ce couple dans une si noire parano. Passé ce manque de crédibilité, reste de bons moments de sexe à trois, de léchouilles et de baisouilles, de fantasmes et d’envies.

Amor de Dominique Forma
Amor de Dominique Forma

Finalement, tout ça manque de solidité et de robustesse, comme un livre en demi-molle.

Dis-moi pourquoi

Bouarf. Écrite comme une pièce de théâtre de boulevard un peu burlesque et un peu loupée, cette histoire de famille grotesque à la fille enfant superbe et candide est vite lue et sera vite oubliée. Légèrement wtf et sans vraiment de grands envols fun.

Dis-moi pourquoi de Patrick Besson
Dis-moi pourquoi de Patrick Besson

Vraiment, je suis passé à côté. Zou, retour à la bibliothèque !

Le toutamoi

Pas de commissaire Montalbano, pas de Sicile… Juste une atmosphère pesante, un peu gluante qui pousse à aller jusqu’à la fin pour comprendre là où ça coince, là où ça a dérapé et saisir ce malaise qui prend dès les premières pages. Avec cette femme, très belle, sexuelle, à qui le mari, eunuque impuissant offre d’éphémères éphèbes pour la combler.

le toutamoi de Andrea Camilleri
le toutamoi de Andrea Camilleri

Elle est pas nette cette Arianna… mais elle est si belle, mystérieuse et envoûtante. Comme une sirène qui appelle les marins pour les perdre dans les vases des hauts-fonds.