Il se passe quelque chose

Un recueil de chroniques parues dans la Croix. Des textes courts exprimant – entre autres – la déconvenue devant la facilité politique, les raccourcis populistes et la sensation de glisser dans les passions tristes de Spinoza que sont la jalousie, le ressentiment et, surtout, la peur.

Il se passe quelque chose de Jérôme Ferrari
Il se passe quelque chose de Jérôme Ferrari

Un appel à ne pas céder à la bêtise, au racisme, à l’antisémitisme ou à toutes sortes d’exclusions. Une incitation à la réflexion.

C’est frais, mais un peut court. Mais c’est frais et bienvenu !

Mon cousin le faciste

Le cousin de Philippe Pujol est un facho. Pas un petit, effacé, discret qui râle en cinquième ligne derrière sa télévision, non! C’est un vrai, dur, froid, violent, militant, fondateur de l’Oeuvre française. Le poing levé revendiquant fièrement son fiel haineux.

Mon cousin le fasciste de Philippe Pujol
Mon cousin le fasciste de Philippe Pujol

De la repoussante crasse brutalité des crânes rasés jusqu’à la gourdasse acceptation des masses bêlantes fascinés par les Zemour et Dieudonné, pyromanes décomplexés… Un panorama de la normalisation des idées rances.

Théa

Tiraillée entre un père qui fit la guerre d’Algérie du côté français et Antoine, un nouvel amour qui, avec sa famille a subi la dictature argentine et a fui son pays, Théa aime et souffre.

Théa de Mazarine Pingeot
Théa de Mazarine Pingeot

Peut-elle rester loyale avec son père et avec Antoine. Comment gérer son ami écorché, instable et fuyant. Amoureuse déchirée, Théa se décompose.
Théa de Mazarine Pingeot

Laëtitia ou la fin des hommes

Beaucoup d’empathie et d’attachement dans la reconstitution d’une histoire de vie de marquée par la violence des hommes, la justice et la récupération. Dégueulasse et pourtant extrêmement touchant.

Laëtitia ou la fin des hommes de Ivan Jablonka
Laëtitia ou la fin des hommes de Ivan Jablonka

Un livre après la colère. Pourtant, il en faudrait peut-être encore un peu.

L’expérience

Une écriture obsédante qui revient continuellement sur l’inacceptable, l’indicible. Le sacrifice au nom de la raison d’état. Et quelle raison !?! Un petit livre choc pour donner la parole à ceux à que l’état Français et son armée a muselé : les cobayes humains (et les animaux, mais eux, s’ils crient, ne parlent pas) sacrifiés lors des essais nucléaires français en Algérie.

L'expérience de Christophe Bataille
L’expérience de Christophe Bataille

Une déflagration d’images irradiées.

Innocent

Après l’autobiographie, voici Depardieu au présent. Qui est-il dans le monde qui l’entoure : innocent !
Passé le name dropping un peu pompeux du début, Gérard se livre avec une grande simplicité et sans tabou.

Innocent de Gérard Depardieu
Innocent de Gérard Depardieu

Et merde à ceux qui ne l’aiment pas, il est comme ça Gérard.

Nous serons des héros

Un livre sensible sur une enfance déchirée par l’émigration et la perte du père. Dans un nouveau pays, avec un beau-père pas forcément mal intentionné mais âpre et maladroit.

L’histoire d’une reconstruction auprès d’une mère partagée entre son nouveau mari et son fils, d’un ami également immigré et d’un chat obligé de coucher dehors à cause des allergies du demi-frère.

Nous serons des héros de Brigitte Giraud
Nous serons des héros de Brigitte Giraud

Difficile de trouver sa place dans cette vie qui commence.

La septième fonction du langage

Avec une connaissance un peu plus pointue des philosophes français, j’aurais certainement mieux apprécié ce livre. Une collection de noms illustres qui s’apparente quand même un peu à du namedropping.

En dehors de cet étalage et de pas mal de longueurs, il reste un polar plutôt amusant.

La septième fonction du langage de Laurent Binet
La septième fonction du langage de Laurent Binet

Et merci pour la punition de Sollers. Pour ma part, BHL l’aurait tout autant méritée 🙂