Amor

Plus d’éros que de thriller et plus de sexe que d’amor dans cette histoire plutôt plaisante. Mais difficile d’adhérer aussi facilement à la glissade de ce couple dans une si noire parano. Passé ce manque de crédibilité, reste de bons moments de sexe à trois, de léchouilles et de baisouilles, de fantasmes et d’envies.

Amor de Dominique Forma
Amor de Dominique Forma

Finalement, tout ça manque de solidité et de robustesse, comme un livre en demi-molle.

L’appel de Portobello road

Des fois, on passe à côté, on se dit qu’il faudrait laisser une chance, un doute… Mais même, je n’ai pas trouvé grand chose dans ce petit livre, si ce n’est une couverture séduisante.

L'appel de Portobello road de Jérôme Attal
L’appel de Portobello road de Jérôme Attal

Dommage, les parents décédés de Ethan qui l’appellent pour dire qu’ils pensent à sa sœur tous les jours alors qu’il se croyait fils unique… Voilà un joli point de départ pour une quête aux milles espérances. Mais non, ce petit livre s’essouffle bien vite.

Hiver à Sokcho

Fin et délicat, comme les murs de papier d’une pension déserte au milieu de l’hiver en Corée du Sud. La rencontre entre Kerrand, auteur de bande dessinée en mal d’inspiration et la jeune employée de l’hôtel.

Hiver à Sokcho de Elisa Shua Dusapin
Hiver à Sokcho de Elisa Shua Dusapin

Comme des non-dits en points de suspension, gracieux et aériens.

Les passants de Lisbonne

Deux solitudes en deuil se croisent à Lisbonne. Elle, a perdu son mari dans un tremblement de terre à San Fransisco et lui, son ami l’a quitté d’une lettre aux excuses maladroites.

Les passants de Lisbonne de Philippe Besson
Les passants de Lisbonne de Philippe Besson

Une conversation se noue. Un dialogue doux et mélancolique sur la résilience et le partage des douleurs.

Sukkwan Island

Jim emmène son fils Roy sur une île déserte en Alaska. Mal préparé et dépressif, le père cumule les erreurs sur le campement et avec son fils… jusqu’au drame. S’ensuit la folie que nulle rédemption ne semblerait pouvoir apaiser.

Sukkwan Island de David Vann
Sukkwan Island de David Vann

Le plus sombre au cœur du Grand Nord. Une sorte de Jack London revisité par les anges de l’enfer de la dépression aux ailes poisseuses d’une boue visqueuse de tristesse (vous êtes prévenus).

Des hommes sans femmes

Au plus proche des émotions, des sentiments et du ressenti, des hommes sans femmes, dépeint au travers de 7 nouvelles, la difficulté d’être complet et entier par soi-même, de l’importance de l’autre dans la construction de la personnalité.

Des hommes sans femmes de Haruki Murakami
Des hommes sans femmes de Haruki Murakami

Il raconte aussi la mélancolie, la tristesse, la douleur ou la folie de la séparation et de la solitude.

Des hommes sans femmes de Haruki Murakami 2

Après l’orage

Voiture en panne, un révérend et sa fille restent coincés chez El Gringo et son fils, Tapioca. Un garage au milieu de rien. Avec la chaleur et la tempête qui arrive.

Après l'orage de Selva Almada
Après l’orage de Selva Almada

Et Dieu qui revient sans cesse dans la bouche et les pensées monomaniaques du révérend, pèlerin obsessionnel assujetti à sa mission évangélisatrice.

Vingt-cinq ans de solitude : mémoires du Grand Nord

Dur, froid, impitoyable… La vie d’un trappeur dans le Grand Nord de l’Amérique. Un peu dégeu’ aussi, pas vraiment pour la délicate heure du thé chez l’ambassadeur.

Vingt-cinq ans de solitude de John Haines
Vingt-cinq ans de solitude de John Haines

Le style est à l’avenant, alors à tout prendre, mieux vaut commencer par Jack London.