Assaut contre la frontière

Leïla Slimani parle ici (oui, le texte a d’abord été lu avant d’être remanié et édité), de son rapport à la langue arabe et française. Puis, tirant parti de son expérience personnelle, des origines et du métier de romancière.

Assaut contre la frontière de Leïla Slimani
Mais plus encore, m’a-t-il semblé, c’est du sentiment d’assignation dont elle parle ici. Qu’attend-on d’une écrivaine franco-marocaine et comment se positionne-t-elle face à cette attente ressentie.

Un très beau texte, intime autant qu’universel sur les origines, sur la richesse des métissages et la difficulté de se définir multiple dans une société qui fantasme la pureté

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je fais souvent le même cauchemar. Un cauchemar terrifiant, dont le décor change sans que la peur, elle, s'atténue. Je suis dans une salle de tribunal, mais ça pourrait être une école ou même une église, puisque je me tiens debout, derrière une rangée de bancs en bois sombre. Autour de moi, il n'y a que des hommes. Je sais que ça va être å mon tour de parler, j'ai Ia gorge sèche et les mains moites. J'ai honte sans bien savoir pourquoi.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Il me semble que tout roman est la tentative de répondre à une question. Et que celle qui fut à l’origine et au centre de ma trilogie est celle-ci : pourquoi est-ce que je ne parle pas ma langue ? Cette langue arabe, qu’est-elle pour moi ? Penser à ça, à la langue arabe, c’est ressentir un mélange de chagrin et de honte, de colère et de frustration. Comment pourrais-je vous raconter, vous faire comprendre que je parle comme une enfant la langue qui devrait être la mienne ? Que je vis avec une langue fantôme comme on parle d’un membre fantôme dont on sent encore la présence bien qu’il ait été amputé. Cette langue, je l’ai cherchée partout. Je l’ai désirée, je l’ai poursuivie, j’ai pu suivre des inconnus dans la rue simplement pour les entendre prononcer ces syllabes familières. Je pourrais aisément reprendre à mon compte les mots de l’écrivaine et peintre libanaise Etel Adnan : “Je me suis retrouvée à la porte de cette langue. Je l’ai érigée en mythe, en une sorte de paradis perdu.” »

Chez Krull

Comme il est paradoxal de trouver dans ce livre une phrase aux forts relents antisémites alors que Simenon décrit ici si bien (en 1939 !) les mécanismes d’exclusion et de rejet de l’autre et de l’étranger (en l’occurrence des allemands).

Chez Krull de Georges Simenon
Simenon qui démontre si bien la bêtise (méchante et gratuite) des mouvements de foule et de rejet de l’autre se prendrait-il lui même les pieds dans le tapis.

A bien y regarder, la tirade antisémite est prononcée par Hans, le cynique profiteur des Krull, celui par qui le malheur arrive. Alors, cela reste difficile à lire (et je ne le retranscris pas ici), mais à nouveau, Simenon raconte son époque, sans fards. L’homme, moche qu’il est.

Et la seconde guerre mondiale éclate la même année

Adapté par Jacques Fansten en 1988 sous le titre Le mouchoir de Joseph
Tous les romans durs de Simenon
35. Chez Krull
34. Le bourgmestre de Furnes (à lire) 36. Le Coup de Vague
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
De la maison Krull, de la famille Krull, ce que Hans ─ qui était un Krull aussi, mais un pur, un Krull d'Allemagne ─ découvrit en premier lieu, avant même d'être descendu de taxi, ce fut une réclame en papier transparent collée sur la porte vitrée de la boutique.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Allemands installés en France depuis plusieurs années, les Krull tiennent une épicerie où les mariniers du canal voisin viennent boire un coup le soir, après le travail. Mais un jour, le corps d'une jeune fille est retrouvé dans le canal. Elle a été violée et étranglée. Or c'est Hans Krull, un cousin arrivé depuis peu, qui l'a découvert. Bientôt de vieilles rancunes refont surface, les accusations se précisent, les langues se délient... Ces Krull, ce sont des étrangers, non ?

Insolente veggie, tome 5 : panique chez les carnistes !

Après une longue pause, Rosa B. revient avec un nouvel album plus mûr et au dessin de mieux en mieux maîtrisé (même s’il pourrait sembler toujours aussi brouillon).

Insolente veggie, tome 5 : panique chez les carnistes ! de Rosa B.
L’argumentaire se pose toujours aussi bien.

Un seul regret pourtant, qu’il ne soit lu que par des vegans convaincus et déjà pratiquants

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le cycle de la vie.
Les gens disent n'importe quoi.
- Protéines, homme préhistorique, steak.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Fous dangereux ? Extrémistes ? Bobos urbains désorientés ?
La vie des végés dans un monde spéciste n’est pas toujours facile.
Heureusement, Rosa B. est là pour disséquer le quotidien des vegans et la pseudo morale carniste avec un humour toujours aussi incisif et libérateur.
Longue vie aux animaux et à la B12 !

Insolente veggie, tome 4 : ils sont parmi nous

Dans ce tome 4, l’insolente veggie continue de traficoter avec nos pulsions protéinées, nos paradoxes carnistes, nos obsessions viandardes, nos cynismes mortifères et nos hypocrisies meurtrières.

Insolente veggie, tome 4 : ils sont parmi nous de Rosa B.
Et si on aurait pu penser que tout avait été dit après le premier tome (et je n’ai pas (encore) lu le second ou le 3e tome), Rosa B. a encore bien des choses à expliquer.Alors certes, Ils sont parmi nous n’évite pas les redites. Mais au vu de la situation, il semble normal que la colère ne se soit pas apaisée

4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Après le succès des trois premiers tomes (2015, 2016 et 2017), Insolente veggie revient avec de nouveaux dessins inédits.
Attention, elle est plus insolente que jamais. Invitée du festival d’Angoulême et dans de nombreux salons, Rosa B. déplace les foules pour ses dédicaces.
L’autrice aborde toujours sans complexe et avec humour ce qui fait le quotidien des végétariens, des végétaliens et des vegans de France.
Bravant tous les dangers, Rosa B. s’infiltre au salon de l’agriculture, aborde sans censure le sujet de la B12 et n’hésite pas à nous faire réfléchir sur les thèmes les plus complexes :
– les vegans face aux autres,
– les vegans et l’écologie,
– le carnisme, le spécisme et l’antispécisme,
– les abattoirs et l’éthique...

Insolente veggie, tome 1 : une végétalienne très très méchante

C’est drôle et choukinou. Et en même temps, c’est engagé et percutant.

Insolente veggie : une végétalienne très très méchante de Rosa B.
Rosa B. pose ça là. Pour manger des animaux, il faut les tuer ! Normal ? Franchement ?
Une petite bande dessinée à fuir pour qui ne souhaite pas se remettre en question

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Je ne voulais pas faire de livre.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Auto-proclamé « blog BD extrémiste d'une végétalienne humaine pour la libération animale », Insolente Veggie est un blog plein d'humour et de succès qui sévit sur la toile depuis 2008. Premier album de bande dessinée consacré et dédié aux végétaliens extrémistes et très très méchants.
L'album reprend des dessins qui ont fait le succès du blog Insolente Veggie et propose aussi de nombreux inédits.
L'auteure aborde avec humour et esprit militant ce qui fait le quotidien des végétariens, des végétaliens et des vegans aujourd'hui : végétarisme, végétalisme, véganisme, écologie, carnisme, spécisme, antispécisme, lait, oeufs, viande, élevage, abattage, corridas, cirque, chasse, zoos, vivisection

Le discours

Adrien est un looser magnifique doté d’une triste autodérision, consternante autant qu’hilarante.

Le pitch est tout simple et illustre parfaitement sa situation : son futur beau-frère lui demande de faire un discours pour son mariage avec sa sœur alors qu’il vient précisément de se faire larguer.

La comète de Halley possède une période de soixante-seize ans, le temps de cuisson d'un œuf à la coque est de trois minutes (départ eau bouillante), la durée de gestation d'une éléphante se situe entre vingt et vingt-deux mois, quelle est la durée moyenne d'une pause ?
Le discours de Fabrice Caro
Une histoire aussi navrante qu’elle est drôle, racontée dans un long monologue plaintif et auto-consterné non dénué d’humour.

À réserver toutefois aux amateurs d’un schadenfreude mélancolique

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
« Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. » Il laisse tomber ces quelques mots, comme ça, sans plus d'ornements, sans même me regarder, appliqué à se servir un verre de vin rouge qu'il vide dans la foulée. Le détachement, l'absence totale de solennité qu'il imprime à cette phrase empêchent toute négociation.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Je prononcerai ce discours à une condition, Ludo, une seule : que tu arrêtes de faire grincer ta fourchette dans ton assiette. Je pourrais tuer pour ça. Il y a des codes, Ludo, sinon c’est le bordel. Sept milliards de névrosés essayant de vivre ensemble, se faisant croire que c’est possible, qu’on ne tue pas pour un grincement de fourchette dans l’assiette, qu’on ne quitte pas son amoureux parce qu’il fait du bruit en buvant son café. »

Lors d’un dîner en famille, Adrien, qui vient de se faire plaquer, apprend qu’il doit prendre la parole au mariage de sa sœur. Entre le gratin dauphinois et les tentatives de discours toutes plus absurdes les unes que les autres, il n’espère qu’une chose : que Sonia revienne.

La proie et la meute

Entre polar et roman noir, cette sombre histoire se déroule au dessus d’enfouissement de déchets toxiques en Sologne.

Sans ce verre de prune qui l'a remis droit, Casela serait presque nerveux.
Dix minutes que le gérant de l'entreprise de démolition l'a appelé, le coup est pour ce soir. Ce con prétentieux s'est adressé à lui comme à un larbin, sans un mot d'excuse. Deux jours d'avance, c'est énorme. Casela aime l'ordre, la ponctualité. Ce type et sa mère ne tiennent pas les délais, la parole de ces rats des villes vaut à peu près autant que de la merde de cochon. Casela n'est pas mystique, en revanche il se fie entièrement à ses sens affûtés, ses sens de prédateur.
Ce soir, ses sens lui hurlent qu'il va se faire baiser.
La proie et la meute de Simon François
Son style un poil à l’ancienne en fait un page turner rythmé et fort plaisant à parcourir au milieu d’une campagne repliée sur elle-même et où les écolos (et tous les autres qui ne rentrent pas dans le rang) font des cibles parfaites pour les fachos et les chasseurs avinés

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Le vieux sanglier écume. Derrière lui, les aboiements lointains des chiens fredonnent la mélodie d'une mort certaine.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Un petit village du centre de la France, cerné de champs, barricadé par des murs de forêts et quelques fermes isolées, qui abrite une usine : un abattoir de poulets où travaille la quasi-totalité des habitants.
Presque tous, sauf Romain, le marginal, l’homme à tout faire, affligé d’un bec de lièvre qui lui vaut le surnom « Lapin ». Romain, aussi habile dans les arbres où il aime bâtir des cabanes que les pieds dans la rivière où il pêche, loin du monde, loin du village qui l’a toujours tenu à l’écart et exerce contre lui une sourde violence.
Depuis sa plus tendre enfance, le géant blond, est épris de Solène, l’actuelle maire de la bourgade. Alors quand cette dernière disparaît, mêlée malgré elle à une sombre histoire d’enfouissement illégal de déchets, c’est le soleil de Romain qui s’éteint brutalement.
Reste la vengeance…

Gonzalo et les autres

Si son premier roman, Suiza, m’avait cisaillé, Saint Jacques ne m’avait guère laissé de souvenirs et j’avais donc laissé Gonzalo de côté… Jusqu’à ce que, bienheureusement, on m’en loue la qualité. Et merci !

J'ai voulu rencontrer d'autres femmes ensuite, pour tenter d'oublier, de guérir, mais je cherche toujours une part de Bonnie dans mes nouvelles conquêtes. J'ai des séquelles insurmontables, des lésions chéloïdes sur le cœur qui le rendent encore plus dur à s'émouvoir, je fais de l'arythmie d'amour. Je finirai seul, Gonzalo, je ne sais pas aimer. Quand la solitude sera trop corrosive, que je me sentirai trop ankylosé, j'irai parfois à Cáceres me promener dans les rues et m'enivrer aux terrasses dans la touffeur du soir. Je m'injecterai un rappel d'amour, en m'arrêtant sous les porches, je remonterai vers la rue Roso de Luna et, depuis notre ancienne chambre d'hôtel au velux ouvert sur le ciel, je me souviendrai de tout et j'écrirai comme Neruda les vers les plus tristes de ma vie : « La nuit est pleine d'étoiles, elle n'est pas avec moi. »
Gonzalo et les autres de Bénédicte Belpois
Ce roman choral où les amis, voisins et famille de Gonzalo prennent tour à tour la parole, respire la vie.

Un livre magnifique ou l’amour, tout comme Gonzalo, s’en vient et s’en va

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
Aujourd'hui j'ai écrit à la Tía Cayetana.
Elle seule peut faire quelque chose pour moi. Elle ira parler au Père, certainement, elle plaidera ma cause. Elle a toujours trouvé les mots pour l'adoucir et il l'écoute comme un oracle depuis l'enfance.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
Gonzalo, fils d’un viticulteur d’un petit village d’Estrémadure, s’enfuit pour éviter le service militaire instauré par les franquistes et le destin médiocre auquel il se croit promis. Mais, après des années passées en France et un amour malheureux, il embrasse de nouveau ses racines et l’immuabilité de la vie rurale.
Il devient alors pour les autres le confident, celui à qui chacun peut livrer les grandeurs et les misères de son existence. Car c’est le portrait d’un village qui se dessine au travers des récits de ces personnages si attachants, un lieu clos où tous se connaissent et où chacun conserve ses secrets. Avec ce roman, Bénédicte Belpois continue de tracer une œuvre singulière au prisme d’une écriture très haute en couleur, sincère et émouvante.

Mémoire sous scellés

Roman… ? Oui mais pas tout à fait. Roman historique, roman politique, roman réel ?

Maya tressaillit d'abord au son de sa voix, puis, fendant la foule avec Matt pour atteindre le premier rang, elle frémit d'émotion et aussitôt d'angoisse. Il parlait comme l'Américain, il sentait comme l'Américain. L'Américain dont le flegme précieux cachait une violence froide, l'Américain du bureau de Monsieur Joe. L'Américain à l'amulette de Pazuzu qui préférait les sandwichs de Burger King et avait une phobie des cafards. Il sentait pareil. L'oud, le pur, sans les agrumes.
Mais ça ne pouvait pas être lui. Il ne pouvait pas être Arthur le salaud puisqu'il était Arthur le sympa, celui en train d'être applaudi et remercié et honoré et mignon dans son costume trois pièces qu'il portait avec des baskets. Cet Arthur-là était le créateur d'une fondation qui justement pourchassait les Arthur de là-bas, sans foi ni loi. Le Arthur d'ici ne pouvait pas être le Arthur de là-bas.
Mémoire sous scellés de Saphia Azzeddine
Saphia Azzeddine se penche sur le pillage des oeuvres d’art en Irak. Sur l’hypocrisie, le cynisme ou l’aveuglement volontaire qui permet de dépouiller les patrimoines culturels dans les pays en guerre.

Un roman plus froid et distant que ses précédents, mais très ancré dans la réalité (et l’actualité) avec un mélange entre les faits avérés et la fiction finement géré

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
─ Non, ce n'est pas grâce à notre industrie militaire que nous sommes les plus forts, Maya, c'est d'abord grâce à notre industrie de la narration, lui dit Arthur.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
A-t-on le droit de voler l’histoire d’un peuple ?

Après avoir été ravagé par la guerre, l’Irak est en proie à un autre fléau, moins spectaculaire mais plus vicieux : le pillage de son patrimoine culturel. Après que toute sa famille a été décimée par une bombe, Maya grandit avec une juste colère qui l’entraîne vers les sphères opaques du pouvoir, et c’est sans relâche qu’elle traque ceux qui confisquent le futur en pillant le passé et en fabriquant les récits d’aujourd’hui. De Bagdad à Paris, de Londres aux musées les plus prestigieux du monde, Maya se lance dans une enquête périlleuse afin de démanteler un réseau international de trafiquants et, l’ironie s’en mêlant, c’est sur le tapis rouge de la plus mondaine des soirées new-yorkaises que celle-ci se dénouera.

« Au Met Gala de New York, Kim Kardashian, posait, engoncée dans une robe lamée ornée d’une croix chrétienne aux côtés d’une icône tout aussi rutilante. Enrobé à la feuille d’or, le cercueil du prêtre Nedjemankh était le seul dont elle acceptait qu’il lui fasse de l’ombre, plus de 2 500 ans les séparant l’un de l’autre. Le sarcophage était là, dressé à côté de la star, impassible, sous une pluie de flashs dont il ne semblait pas vraiment comprendre le sens. »

La vie secrète des écrivains

Voilà une adaptation fort réussie d’un roman (que je n’ai pas lu, mais qui m’a quand même donné l’envie de lire une fois un Guillaume Musso)

La vie secrète des écrivains de Miles Hyman, d’après le roman de Guillaume Musso
J’avais découvert Miles Hyman avec sa sublime adaptation de La loterie de Shirley Jackson et là encore, le trait est magnifique (bien que fort statique) et l’atmosphère colle parfaitement au sujet.Une histoire d’écrivain reclus et de meurtres non élucidés

Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente)
On appelle cela l'effet Streisand : plus vous cherchez à cacher quelque chose, plus vous attirez la curiosité sur ce que vous souhaitez dissimuler.


4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc)
« Tout le monde a trois vies : une vie privée, une vie publique et une vie secrète... »
Gabriel García Márquez

Après avoir publié trois romans devenus cultes, le célèbre écrivain Nathan Fawles annonce qu’il arrête d’écrire et se retire à Beaumont, une île sauvage et sublime au large des côtes de la Méditerranée.

Vingt ans après, alors que ses romans continuent de captiver les lecteurs, Mathilde Monney, une jeune journaliste, débarque sur l’île, bien décidée à percer son secret. Commence entre eux un dangereux face-à-face, où se heurtent vérités et mensonges, où se frôlent l’amour et la peur...

Une lecture inoubliable, un fascinant roman de Guillaume Musso magistralement adapté par Miles Hyman.