Camiothécaire-biblioneur aux lectures éclectiques. Romans, essais, biographies et autobiographies, récits de voyage, bandes dessinées, nouvelles, chroniques, témoignages… des critiques selon l'humeur
Vous aimez l’humour décalé, insolite, ahurissant… désespéramment absurde ?False Knees de Joshua BarkmanJoshua Barkman et ses drôles d’oiseaux (et pas que) sont là pour vous.C’est parfois hilarant, et d’autres fois… je me questionne encore.
Plongée anthropomorphique chez les volatiles et autres amis qui vivent dans la forêt et la grande nature
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Hey Mademoizelle
Célib chaud et bouillant
Té té bé ème
Magnifique
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Quand on regarde voleter nos amis les oiseaux, ça nous évoque tant de douceur et de souvenirs merveilleux. Mais ce qu'on ne sait pas, c'est que les oiseaux sont de gros enfoirés de leur race avec des préoccupations au ras des pâquerettes, un sens de l'esthétique tout pourri et un QI de 2.
C’est crétin, drôle et léger. Et si Superman avait été comptable ? Un super comptable ! Supermanne de Antoine Kirsch, dessins de BoutanoxVoilà, tout est dit avec cette parodie rigolote en trois parties : les origines, la jeunesse et l’âge de raison.
Une petite diversion, le temps d’une procrastination et d’un sourire, juste avant de remplir sa déclaration.
Ah oui ! Il y a des poules qui parlent, ça semble important ! Et des canadiens aussi… Enfin, je crois
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Sur la planète Agio
C'est dingue, quand tu y penses...
Ça fait des millénaires que les Agioniens peuplent cette planète... Et on n'a jamais payé de loyer !
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Et si Superman avait été comptable ?
Sur une planète lointaine, des parents empressés envoient leur seul enfant vers la Terre où il sera recueilli par les voisins des Kent. Doué d’un super-pouvoir d’achat, il s’oriente vers une sorte de carrière de superhéros lorsque de mystérieux étrangers venant du futur remettent en question tout son univers… Un livre sérieux, mais avec des poules qui parlent.
Après une hideuse et merveilleuse (si, si) traduction de Guillaume Remuepoire et un génial livre féminirigolo, l’Indéprimeuse ne baissent pas les bras 😉 et remettent le couvert sur la table de monsieur pour un opus pas féminichiant du tout et pas que !Faudrait peut-être recadrer : petites pensées féministes dans un monde plutôt genré de L’IndéprimeuseOui, le féminisme, c’est aussi rigolo, joyeux, festif, libéré et toujours : déterminé !
Un vrai bonheur qui réjouira même le tonton grognon au prochain repas de famille (… enfin, on peut toujours tenter)
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Jeune fille, je ne saisis pas tout de suite l'importance d'être féministe. Mes amis, camarades, amoureux, père et oncles, tous les hommes de mon entourage ne me veulent aucun mal, bien au contraire. Je vis dans un pays libre, j'ai la possibilité de faire des études et je reçois autant d'argent de poche que les garçons. L'égalité semble évidente.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Plongez dans l'univers poétique de L'Indéprimeuse, à travers plus de 130 aphorismes, fausses couvertures de livres et autres fantaisies - dont de nombreux inédits. Les soeurs Davina et Felicia Sammarcelli érigent le féminisme et la sororité en étendard dans des créations engagées, irrévérencieuses et terriblement drôles. L'Indéprimeuse croque aussi bien la typographie que notre société, met les points sur les I, les barres sur les T et le patriarcat au bûcher.
Il y a évidemment un petit air de Sempé ou de Voutch dans ces planches aux traits et à l’humour léger.
Addictions de Francois Ravard
Des dessins d’humour drôle (ne chipotons pas) avec de bons moments de sourires subtils et poétiques
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Oui, je trouve aussi ce spectacle absolument magnifique, Nathalie. Et d'ailleurs, cela me fait penser que j'ai oublié le rosé dans la voiture.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Nombreuses sont nos addictions, des plus douces aux plus terribles, des plaisirs coupables aux mauvaises habitudes...
Ravard se saisit de saynètes du quotidien pour rire de nos vices les plus tenaces, avec son cynisme et son regard narquois, et met son aquarelle au service d'une poésie délicieusement drôle.
Fabcaro explore l’humour des petites choses, de l’intime, des petits dérèglements de nos vies. Ces petites choses qui ne sont pas à leur place et qui brisent quelque chose en nous. Nous désarçonnent.Fort Alamo de Fabrice CaroC’est drôle et touchant.
Avec une fin un peu… désarçonnante, elle aussi. Zut
Incipit (et peut-être un petit peu plus si entente) Je m'étais absenté une minute à peine, le temps de retourner chercher les sacs-poubelle que j'avais oubliés. Quand je suis revenu à la caisse, un type avait fait passer son caddie devant le mien et avait commencé à déposer ses produits sur le tapis roulant. Je me suis retrouvé derrière lui, hagard et désemparé. Il m'a lancé un regard furtif, a replongé le nez dans ses courses, puis m'a regardé à nouveau.
- Oh, le caddie était à vous?
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) « Alors qu'autour de moi tombaient les corps, fort Alamo était en passe d'être pris. »
Devant la caisse du supermarché, Cyril maudit en silence le type qui l'a doublé l'air de rien. Quelques minutes plus tard, le resquilleur s'effondre sur le carrelage, foudroyé. Pour Cyril, père de famille sans histoires, c'est le début d'une série de faits similaires qui le plongent dans une angoisse existentielle. Ou est-ce plutôt la disparition récente de sa mère, la nécessité de vider la maison de son enfance ? À moins que ce ne soit Noël qui approche, les cadeaux à trouver, le repas chez la belle-soeur...
Mêlant l'humour et la mélancolie, l'acidité et la tendresse, Fabrice Caro excelle dans l'art du gag métaphysique.
Après deux premiers tomes époustouflants, que dire de la déception face à cet insipide opus, aux maigres blagounettes (dont certaines ressortent toutefois de ce petit lot d’une cinquantaine de pages).
Faut pas prendre les cons pour des gens, tome 3 de Emmanuel Reuzé, Nicolas Rouhaud, Vincent Haudiquet et Jorge Bernstein
Un gros zut pour une bédé toujours aussi politique et engagée mais qui ne m’aura tiré que quelques petits sourires convenus.
4e de couv, résumé de l'éditeur ou trouvé ailleurs (pas de moi, donc) Après les succès des deux premiers tomes, Faut pas prendre les cons pour des gens revient en novembre pour un tome trois toujours aussi hilarant et terriblement efficace. Un petit bijou d'humour noir et absurde sur la bêtise ordinaire. Après deux années de travail à manipuler la mécanique de l'absurde pour mieux tordre les clichés de notre société, Emmanuel Reuzé approfondit son analyse de la bêtise humaine et publie un troisième opus toujours aussi drôle et grinçant. Dans ce nouvel album, il aborde par l'absurde des grands sujets de société tels que l'enseignement, la pauvreté, le racisme ordinaire, l'intelligence artificielle, la radicalisation, le dopage, l'eugénisme, le harcèlement publicitaire, la corrida, les services après vente, les déserts médicaux... Chaque gag est construit avec intelligence, dans un style réaliste dont la répétition de cases creuse le décalage comique entre dialogues et situations. Mais s'il a bien conservé son style réaliste, Reuzé a continué à développer son dessin sur ce troisième tome pour nous offrir de superbes pages qui fourmillent de détails. Avec un humour absurde et féroce, Emmanuel Reuzé, Nicolas Rouhaud, Jorge Bernstein et Vincent Haudiquet font une fois de plus la démonstration de la bêtise du réel, et dénoncent sa violence.